Esprit & Vie

Revue catholique de formation permanente

La revue, publiée par les Éditions du Cerf, compte 22 numéros par an. Tous les quinze jours, le lecteur traverse en 44 pages l’actualité ecclésiale, approfondit un dossier biblique, s’approprie les éléments d’une question théologique, ouvre ses horizons sur une période de l’histoire ou de l’art…

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Esprit & Vie, revue catholique de formation permanente, suit de près l'actualité éditoriale, en théologie, philosophie, histoire, spiritualité...
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Lettre d'informations d'Esprit & Vie

Vingt-neuvième dimanche du Temps ordinaire

De qui est cette image ?

P. Philippe Rouillard

Esprit & Vie n°240 - octobre 2011, p. 40-41.

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » La formule a été si souvent commentée et répétée qu'elle figure dans les pages roses du Petit Larousse. Mais l'Évangile de ce dimanche veut-il nous donner une leçon de morale civique ? Venons-nous à la messe pour entendre une invitation à payer honnêtement nos impôts ?

Quelques mots de saint Augustin nous ouvrent une autre perspective : « De même que César cherche son image sur une pièce de monnaie, Dieu cherche son image en ton âme. Que réclame de toi le Seigneur ? Son image. Et l'image de Dieu est en toi » (Sermon 24 sur les Évangiles). Délivrés de la contemplation d'une pièce de monnaie, nous voici donc entièrement libres et disponibles pour chercher en nous-mêmes les traits de celui qui nous a créés à son image et ressemblance.

Son image et ressemblance

L'occasion est rare, tout au long de l'année liturgique, ou tout au long de nos années, de nous arrêter pour scruter en nos corps et en nos esprits, dans nos activités et dans nos relations avec les autres, cette image et ressemblance que le Créateur a mise en […]

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Christian Salenson

Reconnaître l'autre en sa foi (Nostra Ætate)

Esprit & Vie n°240 - octobre 2011, p. 2-10.

Qui aurait pu prévoir, au début du concile Vatican II, que les Pères conciliaires élaboreraient une déclaration pour les relations avec les religions non chrétiennes [1] ? Et le pape Jean XXIII lui-même, lorsqu'il demanda à Augustin Bea [2] de rédiger un message amical que le Concile adresserait aux juifs, pouvait-il envisager que cette initiative aboutirait trois ans plus tard à cette Déclaration ?

Quels que soient les débats actuels sur l'herméneutique du Concile, il paraît difficile en regard de la Tradition de ne pas voir dans cette Déclaration une nouveauté assez radicale, aussi bien dans la relation avec le judaïsme que dans celle avec les autres religions [3].

Comment qualifier cette nouveauté ? N'est-on pas en présence d'une véritable conversion de l'Église ? Ce terme n'est-il pas d'ailleurs le plus approprié pour parler de la finalité d'un concile qui n'a d'autre but que la réforme de l'Église [4] ?

Rappelons brièvement la situation à l'ouverture du Concile. La théologie des infidèles, terme alors en usage, s'interrogeait sur le salut des non-chrétiens. On n'interprétait plus alors l'adage « hors de l'Église point de salut » dans le sens du concile de Florence de 1442 [[…]

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