Esprit & Vie

Revue catholique de formation permanente

La revue, publiée par les Éditions du Cerf, compte 22 numéros par an. Tous les quinze jours, le lecteur traverse en 44 pages l’actualité ecclésiale, approfondit un dossier biblique, s’approprie les éléments d’une question théologique, ouvre ses horizons sur une période de l’histoire ou de l’art…

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Esprit & Vie, revue catholique de formation permanente, suit de près l'actualité éditoriale, en théologie, philosophie, histoire, spiritualité...
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Lettre d'informations d'Esprit & Vie

Dimanche des Rameaux

Pour le pardon des péchés

Fr. Luc Devillers

Esprit & Vie n°234 - avril 2011, p. 36-38.

Le « dimanche des Rameaux et de la Passion » ouvre la semaine sainte par une ample célébration contenant deux Évangiles. Le premier commémore l'entrée de Jésus à Jérusalem. Matthieu cite un passage de Zacharie qui parle du roi entrant dans la Ville sainte, à la fois humble et victorieux (Za 9, 9). L'humilité du roi se remarque à sa monture. Rompant avec une tradition récente, par laquelle les rois d'Israël imitaient leurs voisins en se dotant de chars et de chevaux, le roi annoncé par Zacharie choisira un âne, comme les anciens princes hébreux (voir Gn 49, 11 ; Jg 5, 9-10). Jésus se présente comme un roi humble [1] et pacifique, selon la prophétie : « Il retranchera d'Éphraïm la charrerie et de Jérusalem les chevaux ; l'arc de guerre sera retranché. Il annoncera la paix aux nations » (Za 9, 10). La foule acclame « le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée » comme le « fils de David ». Seul Matthieu livre ces deux indications sur l'identité de Jésus. Et si les quatre Évangiles citent le Ps 118, 26, Matthieu développe sa citation pour montrer en Jésus l'envoyé de Dieu, comme dans notre Sanctus : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! […]

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André Haquin

L'évolution de la liturgie catholique. (Du XIXe au XXIe siècle)

Esprit & Vie n°234 - avril 2011, p. 2-12.

En cent ans, que de changements dans la façon de célébrer la messe dominicale, soit la messe « basse » (sans chant et souvent sans prédication), soit la messe dite « solennelle » (avec chant grégorien par la chorale), une messe à deux lectures dans laquelle jamais l'Ancien Testament n'était proclamé. Avant les décrets de Pie X (1905 et 1910), la communion des fidèles était rare. Comment les chrétiens vivaient-ils la célébration ? Certains disposaient d'un missel latin/français qui leur permettait de se joindre à l'action de l'autel, mais beaucoup priaient à leur façon, en s'aidant d'un livre de piété ou en récitant le chapelet. La langue liturgique était le latin [6].

Comment et pourquoi est-on passé de cette liturgie héritée du concile de Trente (xvie s.) à la liturgie du concile Vatican II [7] ? C'est ce que nous essayerons de comprendre en évoquant d'abord les efforts du mouvement liturgique contemporain, ensuite les décisions de Vatican II et la mise en œuvre de la réforme liturgique.

La fin du xxe siècle et le début du nouveau millénaire présentent un tout autre contexte et de nouveaux défis. Bien sûr, l'histoire ne donne pas les solutions pour le présent et […]

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